samedi 24 octobre 2015


Faisant souvent référence lors de mes cours aux vidéos de cette excellente chaine  Anatomie 3D Lyon  présentant de non moins excellentes animations 3D du corps humain en action, je propose ici l'une des plus essentielles en rapport avec les apprentissages apportés par le Qi Gong.
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Le diaphragme abdominal est un muscle des plus puissants.
De sa mobilité dépend l'efficacité respiratoire qui peut passer de 200 à 300 ml en état de stress ou blocage au double dans une respiration abdominale.

Des exercices de Qi Gong appropriés permettent de conscientiser cette respiration, son potentiel et les atouts du massage des organes qu'elle accompagne.
Lors de la pratique, il est intéressant d'écouter les phénomènes sur les 3 constituantes psychocorporelles :
- physique : l'amplitude ou les blocages des mouvements par exemple des différents diaphragmes
- souffle : la durée, la stabilité et la fluidité
- psychique : la survenue d'émotions, la concentration, le calme.

Et c'est effectivement sur ces 3 plans que les gains apparaitront rapidement par une pratique quotidienne.

Bon nombres de pratiques permettent d'optimiser son potentiel respiratoire mais le Qi Gong possède par ces caractéristiques intrinsèques, des atouts pour des aptitudes globales :
- les mouvements se dessinent sur un axe Terre - Ciel qui vont naturellement relier les diaphragmes sur les plans cervicaux, abdominaux et pelviens. Le pratiquant pourra s'aider par la visualisation d'un axe passant par Bai Hui (sommet de la tête) et HuiYin (périnée).
- l'accompagnement des mouvements et de la respiration par la flexion des jambes et notamment une attention du travail du psoas positionne le sacrum dans l'angle le plus écologique pour le corps et permet le meilleur soutien de la colonne vertébrale.
- l'alternance de régénérations et de relâchements (parfois signifié par l'intégration d’énergie pure et d'expiration des énergies impures) ouvre la voie du calme et des libérations émotionnelles.

Je finirais ce petit mémo par une remarque toute particulière pour les pratiquants, en cours de traitement d'un cancer ou d'une maladie chronique, avec qui je partage ces pratiques à l'hopital.
L'oxygénation me semble primordiale, non seulement pour contrecarrer les effets secondaires de traitements souvent lourds, mais aussi pour l'entretien de sa santé en autonomie.
Pour vivre, nous ne pouvons nous passer de respirer plus de quelques minutes, de manger plus de quelques jours et d'aimer et partager plus de quelques semaines.
Alors si aimer et bien se nourrir sont essentiels, bien respirer est primordial.

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